Avoir un coin du web à soi, ce n’est pas quitter les plateformes. C’est retrouver un point de départ.
Sur une plateforme, la forme précède souvent la pensée : une bio d’une certaine longueur, une image d’un certain ratio, un flux décidé ailleurs. Un site personnel inverse doucement cette relation. Il peut être aussi court, étrange, lent ou spécialisé que nécessaire.
Un atelier plutôt qu’une vitrine
Le mot « site » évoque parfois un objet terminé. Je préfère l’idée d’un atelier. On peut y laisser un outil sur la table, annoter une expérience, publier un fragment et le reprendre plus tard. La cohérence arrive avec le temps, non avant le premier geste.
Posséder le domaine et les fichiers ne rend pas indépendant de tout. Cela donne toutefois une adresse stable à ce qui compte, un lieu qui peut changer de moteur sans perdre son nom.
Le web personnel n’a pas besoin d’être grand. Il a besoin d’être habité.
Mutana commence comme cela : quelques pages honnêtes, une structure légère, puis la permission d’évoluer.